dimanche 29 juin 2014

"Le réquiem de Lieunoir" de Fabrice Colin

Lu dans le cadre de la catégorie Thriller-Policier de l'OCDC 2014, une bonne découverte. Je remercie les éditions Baudelaire et Yukarie pour cette découverte.

Résumé

Couverture Le requiem de Lieunoir Editions Baudelaire 2013— Je vous écoute madame, l’invité-je.
— C’est-à-dire que ce n’est pas facile à dire…
— Ne vous inquiétez pas, madame, des affaires d’adultère, on en gère plusieurs par mois, alors, soyez à l’aise.
— Vous n’y êtes pas du tout, me coupa-t-elle, l’air offusqué. En fait, si je viens vous voir aujourd’hui, c’est pour une affaire bien plus importante.
— C’est-à-dire ?
— Voilà… Je voudrais que vous retrouviez ma fille. Elle a disparu depuis trois jours.?

Le détective à l'humour décalé se lance à la recherche de la demoiselle disparue, malgré les déconvenues et les gueules de bois.

 Opération Coup De Coeur pour auteurs peu médiatisés

Mon avis

J'ai aimé me plonger avec le détective privé dans l'enquête sur la disparition de Cathy. Les évènements se succedent sans facilités, on se balade en région parisienne jusqu'à découvrir le mobile et l'évolution de l'affaire. Difficile d'en dire beaucoup plus car le livre est court, et je n'aimerais pas dévoiler l'histoire qui est plutôt bien ficelée.

Milou est un personnage attachant. Même si à certains moments j'ai eu l'impression que l'auteur en faisait trop dans le langage employé, notamment dans la seconde partie, avec une certaine dose de vulgarité et de familiarité pas forcément adaptée. Son passé reste assez flou, et on sent qu'il y a des pistes pour une suite à cette aventure.

Les personnages secondaires sont assez transparents, présents pour même en valeur le détective, sans que ca soit dérangeant.

Il y a pas mal de rebondissement dans l'histoire, le tout restant relativement crédible, et j'ai apprécié l'absence de fantastique dans cette histoire qui nous permet de penser que cela aurait pu être réel.




Au total : Un livre policier bien sympathique, qui nous amène sur les traces d'une adolescente disparue.

jeudi 26 juin 2014

"La décision" d'Isabelle Pandazopoulos

Je pense avoir croisé quelques articles de blog qui m'ont intrigué au vue du sujet et la couverture a fini de me laisser tenter !

Résumé

Couverture La décision Editions Gallimard  2013En plein cours de maths, Louise, jeune fille sans histoires, excellente éléve de Terminale S, a un malaise. Samuel, le délégué, l’accompagne aux toilettes. Du sang s’écoule, Louise ne répond plus. Hémorragie ? Suicide ? En fait, la jeune fille a accouché. Elle ne savait pas qu’elle était enceinte, mais elle a donné naissance à un petit garçon de 3,3 kg. Pourtant, Louise affirme qu’elle n’a jamais couché avec personne… Alors que s’est-il vraiment passé ? En état de choc, la jeune fille ne peut accepter la réalité. Pourtant, il lui faut décider du sort de son enfant : le garder ou le confier pour adoption.

Mon avis

Louise 17 ans, bonne élève, propre sur elle, accouche dans les toilettes de son lycée sans que personne y compris elle n'ait pu soupconner sa grossesse.

A partir de ce fait, le livre nous amène dans les pensées de Louise, dans son incompréhension de la situation, son rejet initial, l'acceptation et sa manière de concilier sa volonté avec ses capacités, et finalement de choisir ce qui est le mieux pour elle et son enfant. J'ai apprécié que les choses soient réalistes, et pas aussi rose que l'on pourrait penser dans ces situations.
Louise n'est pas l'héroïne type, les failles apparaissent au fur et à mesure, mais il reste de l'ombre dans ce personnage, on ne fait que l'effleurer. Toutes les clés ne nous sont pas données pour la comprendre, sans que ce soit un frein à la lecture. Elle présente un mélange de maturité et de jeunesse qui cherche à retrouver son insouciance, qui la rend attachante.

Autour de Louise, nous suivons l'évolution de ces parents abasourdis, et maladroits, de son frère Ulysse à travers leurs regards, d'autres mères-adolescentes qui appréhendent de manière totalement différentes cette maternité (certaines sont quand même à baffer...), et d'amis du lycée, plus ou moins impliqués dans sa vie "d'avant".
J'ai aimé les scènes à l’hôpital, entre la curiosité de chaque personnel, et leur difficultés à prendre en charge ce couple mère/enfant, à entrer en communication avec l'incompréhensible pour eux. Je trouve ces scènes assez justes.

On pressent le dénouement du mystère autour du père et de ce qui s'est passé, même si tout ne nous est pas révélé. Le personnage de Samuel, nécessaire à l'évolution de l'histoire serait peut être le petit bémol de ce livre à mon point de vue.

Au total : Un livre jeunesse qui traite du déni de grossesse sans tomber dans l'idéalisme ni le larmoyant. Jolie découverte.

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Lettre P Jeunesse 246 pages

lundi 23 juin 2014

"Improbable Destin" d'Andree Maurin

Livre lu dans le cadre de l'opération coup de cœur pour des auteurs peu médiatisés, littérature contemporaine

Résumé

Couverture Improbable destinDans ce roman, Andrée Maurin décrypte avec justesse l’évolution du sentiment amoureux entre les deux personnages qui succombent à un véritable coup de foudre dès leur première rencontre
Jeanne, la trentaine passée, divorcée depuis quelques années d’un mari ombrageux et jaloux, partage son temps entre son métier de professeur, son chat, qu’elle a recueilli la nuit même de sa rencontre avec Jean, et son journal intime ; c’est à ces deux derniers qu’elle confie ses états d’âme.

Jean, marié à Eléonore, bien plus âgée que lui, est conscient qu’il doit tout à sa femme ; il se débat entre la passion qu’il éprouve pour Jeanne et ses scrupules, sa dette morale envers Eléonore qui l’a accueilli chez elle avec ses deux petits garçons, à la mort de Cécile, sa première femme. A essayer de refouler cet amour qu’il se refuse, il tombe dans une dépression dont rien ne peut le distraire.

Après une année d’attente et de désespoir, un Improbable destin les remet en présence : Jean et Jeanne se retrouvent au cours d’une soirée littéraire et sont emportés malgré eux dans une relation passionnée



Mon avis

Certaines jurées m'avaient alerté avant mon début de lecture du coté mièvre de l'histoire. J'avoue que je n'ai pas été décue sur ce point la.
Autant le résumé laissait entrevoir une certaine description de la passion et du coup de foudre, autant ma lecture fut assez sidérée du déroulement des évènements.
Page 30, ils se sont retrouvés, annoncés leur amour haut et fort à la seconde rencontre en public et se déclame des vers (oui des poèmes de plusieurs pages) quotidiennement pour montrer à quel point ils sont "in love". Forcément, il faut des obstacles : la femme du héros, le passé traumatisant de Jeanne, et c'est parti pour beaucoup de clichés, le tout dans un style assez ampoulé (et un peu lourd) avec en prime certains mots assez crus qui contrastent finalement avec l'ambiance "cui cui" qui ressort du début du livre.
Je rajoute que l’héroïne quarantenaire (c'est elle même qui le dit), pourtant proche de mon âge ne m'a pas du tout convaincu par ses idées et sa manière de vivre et réfléchir... (journal intime depuis son adolescence conservée dans un coin de chez elle, assorti à un chat ... pfiou voila les clichés)

J'avoue avoir survolé les poèmes et une partie du roman, car clairement je ne suis pas le bon public.

Bref, pas pour moi, mais certaines trouveront peut être leur bonheur.

dimanche 22 juin 2014

"Le sumo qui ne pouvait pas grossir" d' EE Schmitt

EES fait partie de mes auteurs chouchous, même si j'ai récemment été déçue de ses derniers livres, notamment du cycle de l'invisible que je trouve peu approfondis...

Résumé

Couverture Le Sumo qui ne pouvait pas grossirSauvage, révolté, Jun promène ses quinze ans dans les rues de Tokyo, loin d'une famille dont il refuse de parler.

Sa rencontre avec un maître du sumo, qui décèle un " gros " en lui malgré son physique efflanqué, l'entraîne dans la pratique du plus mystérieux des arts martiaux. Avec lui, Jun découvre le monde insoupçonné de la force, de l'intelligence et de l'acceptation de soi.
Mais comment atteindre le zen lorsque l'on n'est que douleur et violence ? Comment devenir sumo quand on ne peut pas grossir ?




Mon avis

Dans ce livre du cycle de l'invisible qui reprend la philosophie de chaque religion, nous sommes plongés dans le Japon, mais pas dans le shintoisme, mais le bouddhisme zen.

Nous suivons Jun, jeune sans travail qui vend des breloques dans la rue, et sa rencontre avec un maitre du sumo qui va essayer de le faire changer de voie.

Je pense que ce livre est un des, voir le, moins bons du cycle. (avec Milarepa mais qui avait l'excuse d'être le premier)

Il y a beaucoup de facilités, trop de bon sentiments mal amenés, et assez peu de pistes de refléxion ...
Jun évolue trop vite, le format nouvelle correspond finalement assez peu au message qui essaie de passer habituellement. Le dénouement apporte assez peu dans la réflexion et pour le personnage, vu le coté académique des explications dans sa relation avec sa mère.

J'ai aussi eu l'impression que l'auteur maitrisait moins son sujet que dans les autres livres du cycle, on apprend peu sur la culture japonaise ou sur le bouddhisme, ces sujets sont survolés.

Au total : Une déception, des facilités, des lieux communs.

J'ai tout de même trouvé une petite citation :

"Tu ne penses pas assez car tu colportes, tu répètes, tu ressasses, des lieux communs, des opinions vulgaires que tu prends pour des vérités, faute de les analyser. Un perroquet prisonnier dans une cage à préjugés. Tu penses trop et pas assez parce que tu ne penses pas par toi-même." page 47

Photo

jeudi 12 juin 2014

"Le bâtard de Kosigan" de Fabien Cerutti

Auteur rencontré lors des Imaginales, nous avons discuté chapitres courts et fin palpitante, je n'ai pas été déçue sur ces points !

Résumé (4ème de couverture)

Couverture Le bâtard de Kosigan, tome 1 : L'ombre du pouvoirLe chevalier assassin, Pierre Cordwain de Kosigan, dirige une compagnie de mercenaires d’élite triés sur le volet. Surnommé le « Bâtard », exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses pouvoirs et son art de la manipulation au service des plus grandes maisons d’Europe.

En ce mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, en inquiète plus d’un. De tournois officiels en actions diplomatiques, de la boue des bas fonds jusqu’au lit des princesses, chacun de ses actes semble servir un but précis.

À l’évidence, un plan de grande envergure se dissimule derrière ces manigances. Mais bien malin qui pourra déterminer lequel…





Mon avis

J'ai apprécié ce livre, et notamment dans le dernier tiers, où tout s'emballe. La première partie met en place les différents protagonistes, et nous donnent des miettes sur le personnage principal qu'est le "batard".
Un personnage intéressant car manipulateur (je ne sais pas finalement, qui a le plus manipulé l'autre), sans trop de scrupule et pas blanc pour 2 sous, qui change des héros traditionnels, mais aussi attachant par sa manière de penser, de prendre soin de son équipe, de sa "meute". Je pense que sa particularité physique a un lien avec sa manière appeler son équipe, mais toutes les clés ne sont pas dévoilées dans ce tome.

L'histoire se déroule dans notre Moyen Age en Champage, mais présente aussi des Elfes, une Changeforme et un certain nombre de créatures magiques, encore vivantes ou parfois juste évoquées dans une simplicité qui peut nous déconcerter au vue de nos connaissances de l'histoire de France mais passe assez bien.

L'histoire parallèle de son supposé descendant m'a moins intéressée, même si la fin explique ce procédé et que beaucoup d'hypothèses sont permises au final sur leur lien de parenté et leur histoires.

Malheureusement, le début est assez lent, notamment dans certaines digressions (le passage sur la perception des reves ne m'a pas vraiment convaincu), et il faut s'accrocher, et débuter le tournoi pour être totalement plongée dans ce Moyen Age et dans les différents complots. Une fois cette mise en place effectuée, nous sommes embarqués dans les différents familles rivales, et prenons parti (ou pas) avec les choix du protagoniste.

Au total : Une histoire de cape et d'épée, avec une pointe de fantastique bien amenée. Une suite serait prévue (si j'ai bien compris) et je la lirais certainement.

mardi 10 juin 2014

"Loup, y es tu ?" d'Henri Courtade

Un livre acheté lors d'une promotion sur ma liseuse, je profite du challenge de Sia pour me décider à le lire

Résumé

Couverture Loup, y es-tu ?Et si les êtres maléfiques des contes de notre enfance existaient réellement?
Sans doute ces créatures vampiriseraient-elles notre planète. Elles seraient de tous les génocides, manipuleraient les plus grands dictateurs. Bref, tapies dans l’ombre d’Hitler ou sous le feu des projecteurs des plateaux télé, elles auraient entre leurs mains expertes le devenir de l’humanité.

Sinistre tableau !

Si de tels êtres vivaient, il serait à souhaiter que leur alter ego bienfaisant existe également. Qu’en ce début du XXIe siècle, ces personnages merveilleux s’éveillent et décident de se battre.

Et alors, qui sait de quel côté la balance pencherait…




Mon avis

J'en ressors avec une sensation de fouillis de bonnes idées, pas forcément très liées entre elles, mais qui donne une lecture agréable et joyeuse.
Le thème des contes de fées est bien exploité, même si assez peu sortent du lot. Les personnages mis   en valeur sont des classiques de notre culture : Blanche Neige, Cendrillon, Le chaperon rouge, les 7 nains, le loup (et autres). Ils dégagent beaucoup d'humour notamment dans les dialogues et situations imaginées, et on se prend au jeu de découvrir comment elles en sont arrivées là, et quel est leur futur.

Les méchantes reines, réincarnées, valent aussi leur passages, notamment dans leur capacité à manipuler les foules. Le miroir magique m'a aussi beaucoup fait sourire, et surtout la relecture qu'apporte Henri Courtade des contes pour les adapter à notre monde moderne.

Cependant certains passages m'ont paru difficiles à suivre, notamment dans les retours en arrière dans le temps et le passage d'un personnages à l'autre que je n'ai pas forcément identifié de suite.

Au total : Une réécriture des contes de fées sympathiques mais parfois un peu fouillis !

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Lettre C

lundi 9 juin 2014

"HHhH" de Laurent Binet

Je savais en attaquant ce livre que la seconde guerre mondiale allait être le sujet principal, mais je ne me souvenais pas spécialement du "destin" de Heindrich.

Résumé

Couverture HHhH Editions Le Livre de Poche 2011 Reinhard Heydrich, « l’homme le plus dangereux du IIIe Reich », était le bras droit d’Himmler mais chez les SS, on disait « HHhH », ce qui signifiait : « le cerveau d’Himmler s’appelle Heydrich ».





Mon avis

Je suis perplexe sur ce genre littéraire qui me semble assez fréquent récemment où l'auteur nous fait part de ses doutes sur son travail d'écriture, un peu comme Delphine deVigan dans Rien ne s'oppose à la nuit ou Limonov d'Emmanuel Carrere.

Laurent Binet nous invite dans ce livre à nous replonger dans un évènement marquant de la seconde guerre mondiale, avec l'attentat contre Reinhard Heinrich, "élaborateur" de la solution finale, nazi convaincu et extrémiste.
Finalement, il existe peu de données sur la préparation de l'attentat, sur la personnalité des résistants tchèques, et il se retrouve à mettre en avant la victime, ce qui semble le chiffonner. D'autre part, il devient fasciné par cet homme et nous aussi, et on sent la documentation riche sur plein de petits détails qu'il nous livre, sa maitrise de la narration, lorsqu'il extrapole les détails pour en faire un évènement à part entière.
 Heinrich était peu connu pour moi, probablement car il a peu influé sur le décisions locales françaises du fait de son implication en République Tchèque. On découvre aussi à travers ce livre ce qui a pu se passer dans les autres pays.

L'irruption de ces réflexions nous permet à la fois de voir ce qui se cache sous ce que nous lisons, vérité historique ou partiellement modifiée pour satisfaire une narration, parfois adaptée surtout par manque de sources, tout en cassant le rythme de lecture. Derrière la fiction, il a existé une certaine réalité mais il s'avère par moment frustrant de sortir brutalement de l'immersion créée, pour réaliser ce rappel et nous permettre de prendre du recul sur les évènements réels.

Au total : Un livre historique intéressant sur le fond, parfois maladroit sur le forme qui apporte un éclairage différent de cet évènement peu connu de la scolarité française.

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Lettre B

mercredi 4 juin 2014

Bilan du mois de mai, perspectives de juin

Je n'avais pas fait d'article de bilan depuis un bon moment, je vais m'y remettre car j'ai les idées plus claires après

Livres lus en mai :


Il me manque Loup y es tu,? d'Henri Courtade, dont l'article est en cours

Lectures en cours : 

Le batard de Kosigan de Fabien Cerrutti, une histoire moyen-ageuse française avec des elfes et autres créatures fantastiques
HHhH de Laurent Binet, pour me  relancer dans le challenge ABC que j'ai négligé, et pour changer un peu des littérature de l'imaginaire



Perspectives de juin

Morwenna, de Joe Watson : A l'initiative de Cornwall et Jae Lou sur le forum d'Atuan
Terremer d'Ursula Le Guin pour la LC du mois de juin
Le mois Anglais : Je relirais bien un Harry Potter ou un Agatha Christie pour participer à minima
Un livre d'un auteur danois (les contes d'Andersen ?)
 Improbables destins d'Andre Maurin pour l'opération coup de coeur 2014 histoire de continuer sur ma lancée !
Un recueil de nouvelle pour le challenge de Froggy (Janua Vera de J.P Jaworski, ou le mythe de Chtulu de HP Lovecraft ?)

Couverture Terremer, tome 1 Editions Le Livre de Poche (Science-fiction) 2007